Valoriser son savoir-faire et son savoir-être avec les relations presse

13 juin 2013

Frédéric Lorey - attaché de presseL’attaché de presse est un relais entre le média et la société que nous promouvons. Cela implique que nous devons concilier les intérêts de l’un comme de l’autre pour obtenir le meilleur résultat possible. A ceux qui croient encore que le métier d’attaché de presse consiste simplement à appeler quelques copains journalistes pour décrocher un article, je vous indique que nous sommes au XXI siècle et, surtout, vous invite à poursuivre la lecture de ce chapitre.

Un journaliste ne doit pas avoir l’impression qu’on lui survend quelque chose. Votre société est formidable, ce n’est pas en le déclarant avec moult superlatifs que vous le convaincrez qu’elle l’est. En revanche, si vous expliquez ce qui la rend formidable et la distingue en bien de ses concurrentes, le journaliste y trouvera probablement de la matière pour intéresser ses lecteurs.
Vous avez vu un article sur un de vos concurrents dans un journal et pensez donc que ce journal doit absolument parler de vous… Vous vous trompez, il n’a aucune obligation de parler de tous les acteurs du secteur, sauf s’ils ont chacun une actualité susceptible d’intéresser son lectorat.

Pour que votre actualité parvienne correctement aux bons médias, il faudra d’abord un support écrit, communiqué de presse dans la majorité. Ce document ne doit pas faire plus de deux pages et aller à l’essentiel car il en recevra probablement 50 autres dans la journée. Attention à ne pas faire un copier-coller de votre brochure marketing ou d’un flyer publicitaire, le communiqué de presse est un document factuel présentant votre activité, votre actualité et sa valeur ajoutée sur le marché. L’objet du mail et le titre du communiqué doivent donc tout de suite retenir l’attention du destinataire, mais sans tomber dans la surenchère. Si vous disposez de visuels haute définition, de contenus audiovisuels informatifs, intégrez-les car de plus en plus de journaux sont disponibles sur le web. Ainsi, un lien vers une vidéo pourrait aussi améliorer votre référencement et le trafic vers votre site. Mais, à cause des filtres anti-spam et de la multiplication des communiqués, il est préférable d’avoir le journaliste au téléphone avant son envoi. Cela permet de le sensibiliser au sujet, de s’assurer qu’il est bien le bon interlocuteur et ça  contribue à ce qu’il soit pris en compte rapidement.

Ensuite, si le journaliste souhaite traiter l’information, il reprendra une partie du communiqué ou sollicitera une interview. Dans ce dernier cas, la notion de droit de relecture n’existe pas et sachez que les journalistes apprécient peu qu’on le demande. Si les informations dans le communiqué et vos réponses à ses questions lors de l’interview sont exactes précises, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Toutefois, si vous constatez une erreur dans l’article, vous pouvez demander un rectificatif si celle-ci est vraiment préjudiciable et que vous pouvez le prouver. Sinon votre demande restera vaine.

L’organisation d’évènements est également une possibilité. Mais attention, c’est l’actualité qui va décider du moyen le plus adapté pour la transmettre. Une visite de site ne s’imposera que dans le cas d’une inauguration de site ou de l’introduction d’une nouvelle machine très particulière. Cependant, compression des médias oblige, les journalistes se déplacent de moins et moins. L’actualité doit donc être vraiment majeure pour que la dépense engendrée par l’organisation d’un tel évènement soit vraiment amortie.

Un journaliste avec qui vous entretenez de bonnes relations (respect de son travail, mise à disposition d’infos en exclusivité, réponses rapides et précises à ses questions) vous donnera plus volontiers la parole quand il aura des dossiers sur votre secteur d’activité et sera plus sensible à votre actualité.

Mais, tout ça ne se fait pas d’un claquement de doigt, c’est un travail sur du long terme car une réputation se construit sur la durée et s’entretient. Bref, c’est un métier.

La direction financière et juridique dans les petites entreprises

8 juin 2013

Laurent Harel - Dirigeant de Harel & AssociésLa direction financière et juridique assumée par l’expert-comptable permet un meilleur pilotage des petites entreprises explique Laurent Harel, dirigeant de Harel & Associés.

La brutalité et l’ampleur de la crise de 2008 ont révélé des faiblesses majeures au sein des entreprises, notamment des plus petites (dont les moins de 20 salariés représentent 97% des entreprises françaises).
Certes les petites entreprises ne peuvent pas se doter d’un responsable dans chaque fonction (finance & juridique, ressources humaines, production, marketing & commercial). Cependant, une petite entreprise a tout autant que les autres besoin d’expertise, notamment au niveau de la fonction finance & juridique le plus souvent quasi inexistante.

Vers une nouvelle relation avec l’expert-comptable
Les petites entreprises sont souvent suivies par un expert-comptable dont la mission dépasse largement le cadre restreint de la satisfaction des obligations légales (établissement des comptes annuels, des déclarations fiscales, des bulletins de paie, des déclarations sociales et du secrétariat juridique). Une nouvelle relation entre les petites entreprises et leur expert-comptable requiert cependant quelques préalables.
Tout d’abord, les entreprises doivent assumer la tenue de leur comptabilité pour deux raisons : d’une part, une heure d’un cabinet comptable coûtera toujours au moins deux fois plus cher qu’une heure d’un salarié ; d’autre part, un collaborateur de cabinet comptable gère simultanément plusieurs dizaines de dossiers, ce qui se traduit par un emploi du temps plutôt consacré à gérer les documents ou informations manquantes qu’à transmettre de l’information utile aux clients.
L’expert-comptable doit ensuite former et accompagner la personne chargée de la comptabilité de l’entreprise qui, grâce à un transfert continu de compétences, pourra contribuer au renforcement de la fonction financière & juridique.

L’expert-comptable : directeur financier et juridique à temps partiel
Ainsi formée et accompagnée, la personne en charge de la comptabilité de l’entreprise peut progressivement assumer le rôle de contrôleur de gestion (compte de résultat mensuel, analyse mensuelle des quantités vendues et des heures produites, prévisions de trésorerie). De son côté, l’expert-comptable dispose des informations utiles à sa mission de directeur financier & juridique et, dans le cadre d’une relation continue avec le chef d’entreprise, peut proposer et éclairer les décisions utiles à l’entreprise, notamment dans les domaines suivants : droit des sociétés, droit fiscal, droit social, contrôle de gestion, fusions-acquisitions, relations bancaires, prévention et gestion des difficultés, protection sociale, épargne salariale, etc..

Papri-k : l’agence angevine livre ses créations dans toute la France…

31 mai 2013

Papri-K, graphiste à AngersStructure souple, réactive et indépendante, le studio de création graphique Papri-k apporte son
expertise aux entreprises et agences de communication depuis sept ans à Angers. Mais ses références dépassent largement les frontières de l’Anjou.

Avec la création d’identité visuelle, la conception graphique de sites Web et la réalisation de tous supports de communication imprimés, l’agence a formé un réseau complet de compétences et partenaires permettant d’assurer l’intégralité des projets. Papri-k est ainsi devenu un acteur national.
« Nos clients, issus de tous secteurs d’activité, sont répartis sur l’ensemble du territoire français, grâce au réseau que nous avons mis en place depuis deux ans.», explique Sébastien Richard, son dirigeant.
Parmi ses références figurent de nombreuses TPE/PME, des institutionnels, mais aussi de grandes enseignes : Mader Colors (fabricant de peintures), Quick Franchise, Intermarché ou encore Aric Luminaires. Autre beau projet, la mairie de Trélazé (49) a confié à l’agence la création du logo de sa future salle sportive et culturelle : « Arena Loire ».

Quid des nouveaux projets ? « Notre objectif est de maintenir une image forte sur la région en termes de création, annonce Sébastien Richard tout en poursuivant notre développement, notamment à Paris et Nantes, où Papri-k enregistre un nombre croissant de demandes. »

L’agence vient de signer un contrat de trois ans avec RégieMag, une société nantaise pour la conception et la réalisation de plusieurs magazines à destination d’organisations professionnelles.

Comment innover malgré des moyens limités ?

20 mai 2013

Catherine Patier-Charbonnier - dirigeante d'InnoviewL’innovation est dans toutes les bouches car elle améliore les performances de l’entreprise et pas une semaine ne passe sans qu’une marque n’annonce un lancement majeur explique Catherine Patier-Charbonnier, dirigeante d’Innoview à Angers.

L’Iphone 4S chez Apple, la première auto verte 100% électrique chez BMW, un nouveau concept de magasin truffé d’innovations pour Castorama… Les revues (LSA, L’Expansion…) récompensent les meilleurs en décernant leurs trophées de l’innovation. Les instances locales prennent le relais pour valoriser le potentiel d’innovation de ses pépites : la CCI des Pays de la Loire avec son trophée « Territoire Innovation », la Technopole d’Angers avec son Observatoire de l’Innovation, Opcalia et Agefos Pays de la Loire avec leur projet d’accompagnement des entreprises innovantes en 2012…
L’innovation est définie par l’OCDE comme « la mise en oeuvre d’un produit (bien ou service), ou d’un procédé nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation, ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail, ou les relations extérieures ».

Un avantage concurrentiel pour l’entreprise
A l’évidence, l’Innovation ne présente un intérêt que si elle participe à l’amélioration du chiffre d’affaires ou volume, de la marge, ou du capital d’image de l’entreprise. Une innovation n’est donc pertinente que si elle procure un avantage concurrentiel nouveau à l’entreprise, en d’autres termes, si elle apporte un bénéfice réel au client ou consommateur.

Les PME-PMI ont-t-elles les moyens de se renouveler autant qu’une grande structure ?
Elles sont souvent freinées dans leur souhait d’innover principalement par leur manque de moyens : temps, compétences internes, moyens financiers. Les dirigeants de PME disent eux-mêmes avoir « le nez dans le guidon » pour mener à bien les tâches opérationnelles qui assurent la vie de l’entreprise à court terme. Ils ont du mal à dégager du temps pour réfléchir aux évolutions à 3 voire 5 ans. Bien sûr, ils ne disposent pas de structure en interne  qui puisse les assister sur ce sujet et leurs moyens financiers sont limités.

Les PME-PMI peuvent professionnaliser leur innovation en s’aidant de compétences et financements externes pour :
• fixer des objectifs d’innovation réalistes sur 3 à 5 ans et définir un plan d’actions innovation
• apprendre à innover en formant son personnel
• donner une place à l’innovation dans son organisation
• collaborer avec des entités extérieures : fournisseurs, pôles de compétitivité, laboratoires de recherche, consultant spécialisé en Innovation
• organiser des ateliers créatifs pour alimenter l’entreprise en idées
• aller chercher l’avis des clients en réalisant des études accessibles
• chercher les financements auprès des instances adéquates (Technopole, Oséo, Business Angel, Capital-risque…)

Reporting et décisionnel : optimiser le pilotage de l’entreprise

8 mai 2013

Stéphane Daguin - co-dirigeant du Groupe MedisPour Stéphane Daguin, co-dirigeant du Groupe Medis, l’environnement économique, l’accélération des prises de décisions et la complexité des sources d’informations imposent d’avoir une vision simple et précise des éléments nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise.

Le chef d’entreprise est in fine le seul à prendre une décision. C’est là que le système d’information doit être à son service et lui permettre d’accéder facilement aux indicateurs clés.
Pour cela, toutes les informations de gestion, mais également les informations métiers doivent être structurées, communicantes entre collaborateurs et reliées entre elles d’une manière cohérente, quelles que soient leurs sources. Il est fondamental que le système d’information soit transversal, au-delà des services et des fonctions.

Avoir une vision pragmatique de son activité
L’objectif est, à la fois, de garantir l’intégrité des informations, et de les rendre lisibles simplement et efficacement. Concrètement, il s’agit d’exploiter les informations des logiciels métiers : de gestion commerciale, de relation client (CRM), de comptabilité, de paie et RH ou encore de GPAO.
L’utilisation d’un logiciel décisionnel permet ainsi d’aller chercher l’information dans les différentes bases de données des progiciels concernés. L’outil permet alors de créer des tableaux croisés (par exemple la mise en parallèle des ventes et des rentrées de trésorerie). Cela évite de ressaisir les données pour faire manuellement des tableaux Excel. Une opération fastidieuse qui augmente les risques d’ajouter des erreurs et par conséquent d’influencer négativement une prise de décision.

Cette approche permet ensuite de suivre son activité en temps réel et la performance des différents services : service commercial, comptable ou des ressources humaines.
Il est essentiel de réaliser un suivi précis des indicateurs en cohérence avec la stratégie d’entreprise. La gestion au quotidien en devient facilitée. Les collaborateurs sont impliqués, informés et par conséquent plus performants.
Le chef d’entreprise d’aujourd’hui est de plus en plus conscient du capital humain au sein de sa société. Les outils décisionnels seront nécessairement à intégrer dans ce sens avec une démarche collaborative.

Mettre de la valeur au cœur de l’entreprise
En relation avec le dirigeant et ses équipes, le consultant décisionnel, de par son expertise, structure la démarche, analyse les spécificités, propose la mise en place des indicateurs pertinents, forme et accompagne le dirigeant et ses collaborateurs.Son regard extérieur contribue à exploiter avec efficience l’ensemble des informations et à anticiper les nouveaux besoins. Sa mission ne consiste pas seulement à mettre en place des outils mais véritablement à mettre de la valeur au cœur de l’entreprise.
Le dirigeant est accompagné, conseillé et en mesure de suivre en temps réel son activité. Il est pleinement disponible pour ses missions décisionnelles : informer, alerter, anticiper, analyser. En réalité, le chef d’entreprise est toujours prêt à évaluer une situation pour prendre les bonnes décisions.

10 idées pour améliorer votre visibilité sur l’Internet

3 mai 2013

Antoine Mussard - Dirigeant de VRDCIComme dans la vie réelle, le marketing sur l’Internet repose sur un point essentiel : la visibilité. Même si votre projet ou votre idée est parfait, si vous n’êtes pas visible cela ne servira à … rien. Les dirigeants mettent souvent énormément de temps à peaufiner leur offre pour qu’elle soit la meilleure ce qui est parfait mais oublient parfois l’essentiel : trouver des clients.

Chaque dirigeant devrait dans sa journée/semaine de travail se poser la question : Comment vais-je trouver une nouvelle méthode de prospection ? Les méthodes s’inscrivent dans des démarches de marketing multicanal comme nous l’explique Antoine Mussard, dirigeant de VRDCI, agence référencement naturel avec paiement aux résultats en première page de Google.

En voici 10 :
• Mailing papier en ciblant précisément votre panel. L’achat d’une machine de mise sous pli peut-être rentable à partir d’un volume de 100 envois mensuels.
• Mailing internet en vous assurant de la légalité de votre fichier source comme expliqué dans mon article
Vous pouvez trouvez une liste de fichier B2B sur http://www.gfm.fr
• Référencement Adwords : en veillant en début de campagne à ne pas faire d’erreurs et en déjouant les pièges pour débutants comme expliqué dans mon article.
• Référencement Display : Ce sont les publicités Google affichées sur des sites tiers et sécurisés. Google attache une grande importance aux faux clics et cette plateforme est bien sécurisée.
• Place de marché B2B : Mise en relation de l’offre et de la demande
Ex : Manageo
• Place de marché B2C : vendre en ligne vos produits sur les plateformes existantes. Ex : Amazon.
• Affiliation (parfois aux résultats) : Elle consiste à faire afficher des publicités contextuelles à vos produits/services. Il y a plusieurs modèles de rémunération des tiers avec une orientation aux résultats. Le tiers ne sera rémunéré que s’il vous apporte un client. C’est très intéressant mais rares sont les activités ou cela marche.
• B2B : Trouver des personnes physiques / morales qui vous recherchent via les réseaux sociaux.
Ex : directeur marketing sur LinkedIn :
Vous pourrez en trouver 28000 en tapant sur Google :
site:www.linkedin.com “directeur marketing”
• Enfin la Rolls de la visibilité : le référencement naturel qui consiste à afficher votre site web pour les requêtes liées à votre activité en première page de Google dans ses vrais résultats (ceux qui ne sont pas sponsorisés).

Dernier point sur lequel je vais revenir plus en détail maintenant, le référencement naturel est de loin le vecteur marketing le plus recherché car :
• Vous n’avez pas la démarche d’aller chercher le prospect, c’est lui qui vous trouve.
• Les résultats naturels sont 5 fois plus cliqués que les résultats sponsorisés.
• Les résultats sponsorisés sont parfois bloqués (adblock)
• Les résultats naturels ont bonne presse et sont prestigieux.
Ex : nous sommes premier sur credit …
• Les coûts d’acquisition sont d’un prospect sont très bas.
• Il est facile d’avoir des retours sur les connexions des visiteurs (comme Adwords) même si Google à tendance à masquer les mots clés utilisés.

Voici quelques points essentiels pour bien  préparer son site web au référencement naturel :
• Pensez avant tout aux valeurs ajoutées de votre site web. Son contenu rédactionnel est-il attractif pour vos clients / prospects / visiteurs ?
• Une actualité est-elle en place ? (au minimum toutes les 2 semaines)
• Un plan incluant les actualités dynamiques doit être mis en place.
• Soumettre un sitemap à Google
• Technique : Penser aux balises title / h1 / h2. Utiliser la balise Meta Description pour augmenter le CTR (taux de clic de votre page)

Enfin, il ne faut pas hésiter à tout tester et ne pas oublier qu’il faut parfois savoir invertir 10 pour gagner 100.

Du bon usage des réseaux sociaux

29 avril 2013

Philippe Aïn - dirigeant de Komunity WebLes réseaux sociaux font maintenant partie intégrante de la stratégie de développement de notoriété d’une marque ou société, explique Philippe Aïn, dirigeant de Komunity Web. Qu’ils soient spécialisés (Digikaa, Myspace), professionnels (Viadeo, LinkedIn, Xing) ou grand public (Twitter, Facebook, Pinterest, Foursquare, Google+), ils représentent tous des espaces de communication où les marques vont pouvoir converser avec leurs clients, partenaires, prospects…

Bien qu’encore récemment utilisés par les sociétés, les réseaux sociaux ne font plus vraiment peur aujourd’hui. Les dirigeants prennent conscience que ce sont des outils qui ont un réel impact sur la notoriété de la société et qui peuvent être redoutablement efficaces pour celles et ceux qui les utilisent à bon escient. Voici donc quelques bonnes pratiques avant de se lancer.

Définissez une réelle stratégie
Les réseaux sociaux sont des supports de communication comme les autres. Il est donc nécessaire de prévoir :

Les objectifs : renforcement de sa e-réputation, rajeunissement de son image de marque, personnalisation de sa relation clients, augmentation du trafic sur son site, recherche de partenaires et nouveaux clients, recrutement de personnel qualifié, création d’un « buzz » autour d’une solution innovante… autant d’objectifs distincts qui doivent être clairement énoncés dès le début.

Les supports : en fonction de votre activité, de vos besoins, de vos moyens (humains et financiers), et de vos objectifs précédemment définis, votre stratégie d’intégration sur les réseaux sociaux différera. Les outils ne seront pas les mêmes et la manière de communiquer non plus. Pensez avant tout avantage client et personnalisation de la relation client.

Le plan média : comme tout bon plan de communication, prévoyez des actions à déployer sur chaque support : jeu, quiz, concours, animations, campagne de recrutement de fans, personnel, clients, partenaires, ou encore le développement d’un réseau de contacts influents, de journalistes et ambassadeurs de la marque. Des actions planifiées dans le temps en fonction de l’actualité de votre marque ou société et de votre secteur d’activité.

Les mesures : pensez dès le début à quantifier et qualifier vos objectifs (prévision du nombre de fans, followers, contacts, nouveaux clients, augmentation de trafic, notoriété spontanée, etc.) sur une période donnée afin de pouvoir les mesurer et les comparer en fin de campagne. Ne réfléchissez pas uniquement en termes de ROI (retour sur investissement) mais aussi ROE (retour sur engagement).

Le budget : les réseaux sont très accessibles mais nécessitent une vraie maîtrise des usages et langages. Proposez une formation en interne avec un accompagnement par un prestataire si vous n’avez pas les moyens de recruter une personne à temps plein pour ce job. Attention à ne pas sous-estimer le temps nécessaire au développement d’une bonne stratégie.

Pensez qu’il faudra également investir dans la  personnalisation des outils à votre image et dans la création d’actions opérationnelles sur certains de ces réseaux sociaux.
Dans tous les cas, il existe 3 objectifs communs à toute stratégie :
1. Développer sa notoriété
2. Provoquer l’engagement de votre communauté
3. Renforcer sa stratégie d’e-réputation

La transmission, une affaire de réseaux

23 avril 2013

Hubert Brachet - gérant de LBH Partenaires à AngersReprendre ou céder une entreprise, un jeu d’enfant ? Avec 700.000 sociétés à vendre dans les dix ans à venir et une demande supérieure à l’offre, la tendance est à l’optimisme. Mais derrière les chiffres se cache une autre réalité, celle des PME de 5 à 50 salariés, dont l’offre limitée et très confidentielle incite les professionnels à jouer la carte du réseau.

700.000. C’est le nombre d’entreprises françaises qui devraient changer de propriétaire au cours des dix prochaines années, en tenant compte de l’âge des dirigeants actuels. Une bonne nouvelle, sur un marché qui compte en moyenne cinq repreneurs pour un cédant.

Une offre cachée
L’embarras du choix des deux côtés?  Pas si simple. Car toutes ces sociétés ne sont pas « reprenables ». D’après l’Agence pour la Création d’Entreprises (APCE), la moitié aurait déjà perdu leur valeur marchande. Les PME de plus de cinq salariés - moins nombreuses que les petits commerces – ne représenteraient, quant à elles, que 1.500 à 5.000 reprises par an. Soit une cinquantaine de cessions seulement par département dans le meilleur des cas. Reprendre une PME de 5 à 50 salariés peut donc s’avérer compliqué.

La transmission pose également problème. En effet, l’information qui entoure leur cession se fait rare, voire confidentielle. Contrairement aux fonds de commerce disponibles, listés dans les catalogues d’agences immobilières, contrairement aussi aux sociétés de plus de 50 salariés, petit monde où les entreprises se connaissent et sont vendues avant même leur mise sur le marché, les petites PME ont souvent du mal à changer de main. La peur d’inquiéter ses clients, ses fournisseurs ou de perdre certains de ses salariés rend en effet prudent les chefs d’entreprise. Au risque de ne pas communiquer suffisamment et donc de diminuer leurs chances de trouver le bon candidat à la reprise.

Constituer son équipe
D’où le recours croissant des professionnels aux réseaux d’experts en transmission. Notamment côté repreneur. « Les belles cibles sont rares et celles qui sont les plus visibles sont les moins intéressantes, rappelle Hubert Brachet gérant de la société angevine LBH Partenaires, spécialisée dans le rapprochement d’entreprises et l’accompagnement à la transmission. Il faut donc développer son réseau de prescripteurs : experts-comptables, avocats, notaires, assureurs, intermédiaires spécialisés, clubs de repreneurs et associations dédiées… »

S’il n’existe pas encore de marché organisé permettant de mettre en adéquation l’offre et la demande, les acteurs économiques se sont cependant déjà emparés de la question. Notamment les CCI, qui ont lancé leurs « cellules transmission », véritables viviers de spécialistes. Car il ne suffit pas d’être comptable ou avocat pour s’improviser conseiller en reprise. « Il faut une réelle expertise et l’habitude de la transmission pour aider les professionnels à saisir les opportunités et les accompagner dans les négociations », insiste Hubert Brachet.

C’est notamment le cas des cabinets de conseil dédiés au rapprochement d’entreprises. Quotidiennement au contact des dirigeants, arpentant les salons, conférences et autres événements, ces « marieurs d’entreprises » détectent l’offre et proposent aux cédants les profils qui correspondent le mieux à leurs attentes. Tout en leur assurant la confidentialité la plus totale.

L’aboutissement d’une sélection drastique : « Il faut passer près de 2h avec chaque candidat et chaque cédant pour avoir le maximum d’informations sur eux », confie Hubert Brachet. L’expertise confine parfois à l’analyse psychologique :  Vont-ils s’entendre ? Est-ce que ça va tilter ? Etc.

Une fois les négociations entamées, il est ensuite conseillé de conserver une équipe réduite (experts-comptables et avocats principalement) pour être sûr de garder la main jusqu’au dernier moment. Mieux vaut prendre le risque éventuel de perdre quelques milliers d’euros en honoraires que de commettre des erreurs comme survaloriser ou sous-estimer une affaire, mal négocier un protocole d’accord…

Une expertise humaine déterminante
Là encore, l’intermédiaire spécialisé s’avère être un atout. Poursuivant son rôle de marieur, il fait valoir son expertise « humaine » et pratique de la transmission pour prévenir les situations de conflits qui peuvent ralentir voire bloquer les discussions. Beaucoup d’échecs sont en effet liés à des facteurs humains plus qu’à des facteurs financiers, économiques ou juridiques. Son travail d’accompagnement consiste alors à arbitrer les débats.Notamment s’assurer que les questions éminemment litigieuses sont abordées dans les règles de l’art. La valorisation doit ainsi être discutée dès la première phase des négociations, clauses de garantie examinées avec soin… Et parfois intervenir en cas de clash, dénouer la situation et redéfinir les objectifs.

Pour le cédant comme pour le repreneur, la mise en réseau est donc l’une des clés d’un parcours couronné de succès. Un atout supplémentaire doublé d’un gain de temps précieux, puisqu’une transmission se révèle souvent très chronophage. D’autant qu’en moyenne, douze à dix-huit mois intenses, sont nécessaires pour un passage de témoin réussi.

Défendre son e-réputation

16 avril 2013

Club Business: défendre son e-réputationPour préparer leurs achats, les consommateurs recourent de plus en plus au Web pour s’informer et comparer les prix. Maîtriser son identité numérique est donc primordial. Comment savoir ce qu’on dit sur vous ? Comment se défaire d’éventuels messages négatifs postés sur la toile? Quelques pistes.

« Nettoyer »
Impossible de supprimer un contenu, ou provoquer sa désindexation par les moteurs de recherches, à moins de s’appuyer sur une décision de justice (diffamation, injure, dénigrement commercial constitutif d’acte de concurrence déloyale etc). Il s’agit donc d’abaisser la position des messages négatifs en deuxième, troisième voire dixième page. Autrement dit, dans les limbes de l’Internet ! A l’inverse, les pages dotées d’infos positives sur l’entreprise et « verrouillées » aux commentaires, seront remontées en première page. Parmi les outils figure le net-linking, au moyen d’inscriptions dans des annuaires, de créations de nouveaux liens et contenus sur des blogs, forums, nouvelles pages internes, sites événementiels ou dédiés à un nouveau produit… Verrouillés là encore.

Prévenir
Se protéger de toute attaque exige de « blinder » la première page des principaux moteurs de recherches avec des liens contrôlés par l’entreprise : sites, profils de réseaux sociaux… Opter pour des supports populaires et actifs pour obtenir le meilleur référencement possible. Animer une communauté ou payer des liens sponsorisés.

Se doter d’outils de veille
Aucune entreprise, qu’elle exerce ou non sur le Web, n’est à l’abri d’une mauvaise pub. Pour « checker » son e-réputation, des sites comme www.webmii.com proposent un scan global de sa présence sur Internet. « Googliser » son nom ou celui de sa société, peut être complété par un système de Google Alert ou l’utilisation de la plate-forme « Me on the Web », du géant américain, qui vous informe à chaque fois qu’une publication contient votre nom ou des données personnelles.
Certains services payants proposent même un tableau récapitulatif (dashboard) pour visualiser la situation d’un coup d’œil, et assurent offrir une comparaison avec des établissements concurrents, notamment dans l’hôtellerie. Des notes, globales ou par département seraient disponibles. Pratique pour demander par exemple au cuisinier ou au chef de réception de vérifier ou modifier de petites choses…

Gare au cyber-squatting
Beaucoup plus rare, le cybersquatting consiste notamment à enregistrer un nom de domaine identique à celui d’une autre marque ou personne, en détournant le trafic naturel généré par sa notoriété, afin d’en retirer des gains publicitaires. Parmi les victimes connues, France 2 a vu son nom squatté par un site pornographique, puis un site de casino. Suivant le cas, la procédure peut varier d’un mois à plusieurs années, si on attaque en dommages et intérêts. Autres pratiques : les dotsquatting et typosquatting. Le premier revient à enregistrer un nom de domaine sans point entre le « www » et l’intitulé, ou à prendre un nom très proche de son hôte, grâce à des fautes d’orthographes voulues, toujours pour siphonner le trafic. Idem pour le position squatting, l’achat irrégulier de « mots-clés pub » de marques célèbres (ex : Pierre Cardin Replica).

Se démarquer par l’événement

10 avril 2013

Se démarquer par l'événement - Club BusinessPour se démarquer de ses concurrents et imposer son message, pas forcément besoin de tout miser sur les nouvelles technologies. Il suffit parfois de créer « l’événement ». Qu’il s’agisse d’un séminaire à la campagne, d’une fête organisée dans un château, ou d’un voyage à l’étranger, l’important reste l’originalité. Avec pour dénominateur commun l’effet de surprise.

Au bord d’une longue étendue de sable, parsemée de palmiers et de lanternes au style ancien, s’étendent de larges tentes orientales. À l’intérieur, au milieu des tentures et tapis colorés, les invités s’installent sur des poufs autour des tables basses ornées de plateaux de cuivre. Sur la scène d’accortes danseuses font le spectacle au son d’une musique exotique. Une ambiance de désert marocain. Et pourtant la scène se passe…au beau milieu d’une zone industrielle.
Un dépaysement total signé Edwards Events. Ses tentes, la société les place n’importe où. Que ce soit à 150 m de la tour Eiffel, en Corse ou sur la neige des montagnes des Alpes.

Communiquer autrement
« Le but d’un événement est que les participants s’en souviennent et en parlent pendant plusieurs semaines »,  explique Édouard Boucher, son jeune dirigeant. Sortir de l’ordinaire, pour marquer les esprits et créer un lien fort avec ses fournisseurs, partenaires, clients mais aussi salariés, telle est la définition de l’événement.

« Le Waouh ! Effect »
L’impact recherché, Hélène Boissonnet l’a baptisé le « Waouh ! Effect », qui ne passe pas par l’ostentatoire, mais consiste à surprendre l’invité. La dirigeante d’Hors Pair, une Agence de communication, conception de voyages et d’évènements détaille : « Il m’est arrivée par le passé de ne donner absolument aucune indication aux invités en partant… Et ils finissaient par atterrir à Istanbul ! » Récemment, la société a organisé un événement pour les clients et salariés d’une société éditrice de logiciels : une représentation du Dîner de cons à Paris. Surprise, tout le monde a dîné sur la scène après la pièce, avec en prime la présence de Régis Laspales à l’apéro et un spectacle de magie. Pour faire sensation, certains de ses confrères proposent, eux, de privatiser tout ou partie d’un château…

« Pas besoin de bling bling »
D’autres font des choix plus simples. Des séminaires à la campagne, avec tirage au sort des chambres partagées, cuisine en commun, billard, piscine, pétanque et séance de ball-trap. « Pas besoin de bling bling pour surprendre », résume Héléne Boissonnet.

Message concis
Mais il ne suffit pas d’innover. Qui dit communication dit aussi faire passer un message. Là encore l’événement a ses spécificités. « Pas plus de deux ou trois idées grand max », insiste Frédéric Colsy de la société événementielle Version Organisation. En respectant les fondamentaux : adapter l’événement au message, choisir les intervenants les plus pertinents et avoir un ensemble de discours cohérent.
Mais aussi anticiper de plusieurs mois à l’avance et surtout soigner les détails. Notamment l’accueil (réception anticipée avec café pour ceux partis tôt de chez eux le matin, solutions de covoiturage…) Des petites choses, dont l’absence ou la présence, marquent aussi les esprits.